Le vivant qui lie l'ensemble.
C'est la seule matière du jardin qui continue de travailler après notre départ. Massifs, haies et écrans, arbres et arbustes : un sol calcaire, une exposition plein vent, une poche de gel en bas de pente écartent la moitié du catalogue — nous plantons ce que le terrain peut porter, pas ce que la mode propose. Ces choix, nous les faisons à Preuilly-sur-Claise et dans les communes alentour, sur des sols que nous connaissons.
Ce que nous plantons
Vivaces, graminées, rosiers
Massifs de vivaces et de graminées, rosiers palissés le long d'un mur, bulbes pour le tout début de printemps, rocailles sur les sols qui drainent. On compose sur trois saisons plutôt que sur une floraison unique : un massif qui ne tient qu'en juin reste vide onze mois.
Arbres, arbustes, écrans
Arbres de jardin, arbustes de structure, écrans pour couper une vue ou un vent — qui deviendront des haies à tailler une fois formés. Un sujet de belle taille se tuteure la première année, le temps que l'ancrage se fasse ; le tuteur se retire ensuite, sinon il travaille contre l'arbre.
Paillage et première année
Chaque plantation est paillée : ardoise, écorce ou copeaux selon le massif. Le paillage garde l'humidité, limite le désherbage et protège du battement de la pluie un sol préparé avec soin. Reste l'arrosage de la première année : c'est lui qui décide de tout.
Racines nues ou conteneur ?
De novembre à mars, hors gel
La plante arrive sans terre autour des racines, pendant son repos. Moins chère, elle reprend mieux parce que ses racines partent directement dans le sol du jardin. Réservée aux caducs, et à une fenêtre courte — d'où le dicton : à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine.
Presque toute l’année
La motte protège les racines, on peut donc planter hors saison. Mais la reprise est plus aléatoire en été, l'arrosage devient obligatoire la première année, et le prix s'en ressent. L'automne reste la meilleure période, conteneur ou pas.
Un trou riche dans un sol pauvre fait un pot, pas un jardin
C'est l'erreur la plus répandue : creuser un trou étroit dans une terre lourde et le remplir de terreau. En hiver, la poche se remplit d'eau comme une baignoire ; en été, les racines refusent de quitter ce confort et tournent en rond dedans. L'arbre végète pendant trois ans, puis bascule au premier coup de vent — faute d'ancrage.
Ce qui fonctionne : décompacter large plutôt que profond, sur deux à trois fois la largeur de la motte, remblayer avec la terre du site et pailler. Les racines partent alors chercher loin, et c'est ce réseau étendu — pas le trou — qui tient l'arbre debout et le nourrit.
Un jardin à planter ?
Dites-nous l'exposition et ce que donne déjà le terrain : ce qui pousse spontanément chez vous nous renseigne mieux qu'une analyse de sol.
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